Cathy Ammendolea

Cathy, maintenant présidente du Réseau canadien du cancer du sein, a reçu un diagnostic de cancer du sein en 1999. Le cancer du sein est une tumeur maligne qui prend naissance dans les cellules mammaires et peut se propager à d’autres parties du corps.

Une bosse dans le sein en est le signe le plus fréquent. Cette bosse ne s’estompe pas ou ne disparaît pas, et, au toucher, être irrégulière et sensible. Une bosse peut aussi se former dans l’aisselle. Des changements de la taille du sein, de la peau autour du sein ou dans le mamelon sont d’autres symptômes possibles.

Différentes parties du sein peuvent être le point d’origine du cancer : les canaux, les lobules ou le tissu interstitiel. Le cancer peut être invasif, non invasif, récidivant ou métastatique. Le cancer du sein non invasif (ou non infiltrant) est confiné au tissu des lobules de la glande mammaire ou des canaux galactophores, tandis que le cancer du sein invasif (ou infiltrant) s’est propagé aux tissus environnants, à l’extérieur des lobules ou des canaux. Le cancer du sein métastatique s’est disséminé à un autre endroit, par exemple, aux os, au foie, aux poumons, au foie, au cerveau ou à la peau. On parle de cancer du sein récidivant quand le cancer réapparaît après un traitement, soit au niveau du sein ou de la paroi thoracique, ou ailleurs.

Il existe cinq grands sous-types moléculaires de cancer du sein. Le sous-type luminal A est de bas grade et, en général, évolue lentement. Le cancer du sein pseudonormal lui ressemble, mais est associé à un pronostic légèrement plus sombre. Le cancer du sein luminal B évolue un peu plus vite que le cancer du sein luminal A et est aussi généralement associé à un pronostic moins favorable. Le cancer du sein triple négatif est plus fréquent chez les porteuses de la mutation génétique BRCA1, et le cancer du sein HER2+ est caractérisé par une amplification du gène HER2.

Le cancer du sein est le cancer qui touche le plus de femmes au Canada et la deuxième cause de mortalité chez les Canadiennes. Selon les estimations, il représente 25 % de tous les nouveaux cas de cancers féminins en 2017.

Malgré la forte prévalence du cancer du sein chez les femmes canadiennes, Cathy a été déconcertée par le diagnostic. Heureusement, un plan de traitement a été mis en œuvre sans tarder. En tant que jeune patiente atteinte d’un cancer du sein, elle avait peur, mais était heureuse d’avoir l’appui de ses proches. Après le traitement, elle a décidé qu’elle pouvait changer concrètement les choses en aidant d’autres patientes, qui n’avaient pas toutes le soutien qu’elle-même avait reçu, à composer avec la peur, l’anxiété et la confusion qu’amène un diagnostic de cancer du sein. Aujourd’hui, dans le cadre de son travail avec le Réseau canadien du cancer du sein, Cathy donne un enseignement et des moyens d’agir à des patientes de tout le pays qui sont atteintes de la maladie.

« Mon parcours avec le cancer du sein date de 17 ans, et je peux dire sans me tromper que le paysage a beaucoup changé. À ce moment-là, notre problème était l’éducation sur le cancer du sein et la sensibilisation au cancer du sein. Quand on est jeune et qu’on apprend qu’on a un cancer du sein, on a peur de l’inconnu et cette peur est palpable. À l’époque, nous ne parlions pas de cancer. C’était tabou. D’habitude, on nous remettait un livre qui était censé nous donner une idée de ce qui nous attendait. Nous lisions sur le sujet.

« Maintenant, la situation est différente. Une personne s’assoit avec nous pour discuter de nos options de traitement contre le cancer du sein. On peut aller dans un café, rencontrer d’autres patientes et leur demander : « Comment ça se passe pour toi? ». L’éducation et la sensibilisation ont pris forme. Notre problème aujourd’hui, c’est l’accès.

« Pour mon traitement contre le cancer, j’avais le choix entre deux stratégies : la radiothérapie ou la chimiothérapie. J’ai opté pour la chimiothérapie, et la question était réglée. Aujourd’hui, le choix est beaucoup plus large.

« Je côtoie des patientes tous les jours et je sais que dans notre système de santé, les soins sont excellents lorsqu’on réussit à en obtenir. Mais il est très difficile, surtout en région rurale, d’avoir accès à un oncologue. Si une femme arrive à en voir un, elle risque de tomber sur un médecin qui ne lui fournit aucune information pour naviguer dans le système. Et si elle parvient à s’y retrouver dans le dédale du système de santé, le centre de traitement pourrait être trop loin. Comment se rendre jusque-là? Peut-elle avoir un conducteur pour les allers-retours entre son domicile et le centre? Y a-t-il un endroit où elle peut habiter pendant son traitement?

« Dans les grandes villes, oui, les soins sont accessibles. Nous avons accès aux grands hôpitaux et à des équipes multidisciplinaires qui nous renseignent sur le traitement, les aspects psychologiques et le bien-être. Mais il doit y avoir un équilibre en ce qui concerne l’accès à cette information et aux options de traitement, et cet équilibre en matière d’accès doit exister dans tout le pays. »

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